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  • Test & Avis de la Adidas Adios Pro 5 : la supershoe passe à l'ère des Energyrims

    La lignée Adizero Adios Pro a toujours été un laboratoire à ciel ouvert pour Adidas. Chaque itération pousse un curseur : la mousse Lightstrike Pro, les Energy Rods, la géométrie rocker. Avec l'Adios Pro 5, la marque aux trois bandes fait sauter un verrou technologique majeur. Les Energy Rods disparaissent au profit des Energyrims en carbone, une structure inédite qui débarque directement du laboratoire de l'Adios Pro Evo 3.

    C'est la première supershoe de série à embarquer cette techno. Sur le papier, la promesse est claire : 9 % de retour d'énergie en plus face à la Pro 4, un poids qui tombe à 180 g en homme, et un drop réduit à 4 mm. Autant dire que le test Adidas Adios Pro 5 était attendu au tournant. Voici ce qu'elle a vraiment dans le ventre.

    Les caractéristiques de l'Adios Pro 5

    • Stack: 39 mm au talon, 35 mm à l'avant-pied
    • Drop: 4 mm
    • Poids: 180 g (homme) / 157 g (femme)
    • Mousse: Lightstrike Pro adaptée (nouvelle formulation)
    • Plaque: Energyrims en carbone (remplacent les Energy Rods)
    • Tige: Lightlock 2.0, mesh respirant
    • Languette: adaptable, sans points de pression
    • Talon: Heel Foam Pods pour le maintien
    • Semelle extérieure: Lighttraxion + gomme Continental sur zone de poussée
    • Terrains: route, compétition et travail de vitesse
    • Homologation: World Athletics (compétition officielle)
    • Prix conseillé: 260 €

    Premier chaussage : une plume nerveuse

    À l'enfilage, la première chose qui saute aux yeux, c'est le poids. 180 g, tu le sens dans la main avant même de la lacer. La tige Lightlock 2.0 épouse le pied sans le brider, avec ce mesh fin qui laisse deviner la structure interne. Elle respire, elle est translucide par endroits, elle assume son côté racing.

    La languette adaptable est un vrai plus. Elle se cale sur le coup de pied sans créer de zone de pression, et je n'ai jamais eu à retoucher le laçage en cours de sortie. Le talon, verrouillé par les Heel Foam Pods, tient le calcanéum sans le serrer. Pas de frottement, pas de glissement, même en accélération.

    Aux premiers appuis, la sensation est immédiate : la chaussure veut avancer. Le drop à 4 mm, plus bas que les 6 mm de la Pro 4, replace le pied dans une position plus naturelle et incite à attaquer médio-pied. Pour ceux qui connaissent la version précédente, le contraste est net. Elle est moins "assise", plus vive.

    Amorti : la Lightstrike Pro monte encore d'un cran

    La Lightstrike Pro a été retravaillée pour cette Pro 5. Le stack de 39 mm au talon reste identique à la Pro 4, mais l'avant-pied grimpe à 35 mm (contre 33 mm avant). Résultat : plus de matière sous les métatarses, exactement là où tu poses le pied en compétition.

    Sur allure marathon (autour de 4:00/km sur mes tests), la mousse absorbe sans s'écraser. Elle reste tonique, jamais molle. Sur tempo à 3:30/km, elle change de caractère : plus tu appuies, plus elle renvoie. C'est le principe même d'une mousse supercritique bien dosée, et ici Adidas a clairement trouvé un équilibre plus abouti que sur la génération précédente.

    À noter : sur sortie longue au-delà de 25 km à allure modérée, la Pro 5 reste protectrice. Pas au niveau d'un daily trainer, évidemment, mais suffisamment pour envisager un marathon complet sans se sentir cassé au 35e kilomètre.

    Energyrims : le vrai game-changer technique

    C'est LE point à retenir de cette Pro 5. Les Energy Rods, ces cinq tiges en carbone qui structuraient les Pro 3 et Pro 4, sont remplacés par les Energyrims. Concrètement, il s'agit d'une structure carbone en périphérie de la semelle, qui vient rigidifier l'ensemble tout en allégeant le tout.

    Sur le terrain, la différence est palpable. La transition est plus fluide, moins "cassante" que sur la Pro 4. Le rocker travaille mieux, et on a cette sensation de basculer vers l'avant sans effort. Adidas annonce 9 % de retour d'énergie supplémentaire face à la Pro 4, et même si ce chiffre reste un argument marketing, la sensation subjective va dans ce sens.

    Sur du fractionné long (1000 m, 2000 m à allure semi), la chaussure répond au quart de tour. Sur fractionné court explosif, elle reste un cran en dessous d'une pure spike de piste, ce qui est logique : elle est conçue pour la route rapide et la compétition longue, pas pour du 400 m.

    Accroche et durabilité : Continental fait le job

    La semelle extérieure combine Lighttraxion sur la majorité de la surface et gomme Continental sur la zone de poussée. C'est la formule maison Adidas, éprouvée depuis des années. Sur route sèche, l'accroche est irréprochable. Sur bitume mouillé, tu peux pousser sans t'inquiéter du dérapage.

    Sur la durabilité, il faut être honnête : une supershoe reste une supershoe. La Lightstrike Pro s'use plus vite qu'une mousse EVA classique, et l'exposition importante de mousse sur les côtés fragilise l'ensemble. Compter 200 à 300 km d'usage compétition avant de sentir une baisse de rendement significative. C'est le prix à payer pour ce niveau de performance.

    Pour qui ?

    Parfait pour :

    • Les coureurs experts visant un chrono sur 10 km, semi ou marathon
    • Ceux qui cherchent la supershoe la plus légère et la plus dynamique du catalogue Adidas
    • Les foulées médio-pied ou avant-pied qui exploitent bien le drop à 4 mm
    • Les compétiteurs qui veulent une alternative crédible aux Vaporfly et Alphafly

    Pas vraiment fait pour :

    • Les débutants ou coureurs occasionnels : la Pro 5 est taillée pour les runners expérimentés, elle exige de la technique
    • Les foulées franchement talonnantes : le drop bas peut créer des tensions au mollet
    • Les sorties de récupération ou l'usage quotidien : garde-la pour tes séances qualitatives
    • Les fractionnés très courts et explosifs, pas son terrain de jeu principal

    Verdict : la Pro passe au niveau supérieur

    L'Adios Pro 5 n'est pas une simple évolution. C'est un vrai changement de génération. Le passage aux Energyrims en carbone bouscule la façon dont la chaussure travaille sous le pied, et le gain de 20 g par rapport à la Pro 4 se ressent dès les premières foulées.

    Adidas signe ici une supershoe qui joue enfin à armes égales avec les meilleures références du marché. Plus légère, plus dynamique, plus stable grâce à la nouvelle géométrie. La marque tient son argument pour la saison des marathons d'automne, et notamment Berlin où elle a été homologuée juste à temps.

    À 275 €, la Pro 5 se positionne clairement dans le haut du panier des chaussures de compétition homme et des chaussures de compétition femme. C'est un investissement, assumé, réservé à ceux qui veulent aller chercher un chrono.

    Une supershoe qui ne triche pas. Elle est faite pour courir vite, elle le fait très bien.

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    FAQ

    Quelle est la différence entre l'Adios Pro 4 et l'Adios Pro 5 ?

    La Pro 5 remplace les Energy Rods par les Energyrims en carbone, une structure périphérique inédite. Le poids passe de 200 g à 180 g en homme, le drop de 6 mm à 4 mm, et Adidas annonce 9 % de retour d'énergie en plus. Le test Adidas Adios Pro 5 confirme un caractère plus vif et une transition plus fluide.

    Pour quel niveau de coureur est faite l'Adios Pro 5 ?

    Elle est clairement pensée pour les coureurs experts et confirmés. Adidas la positionne pour la compétition et le travail de vitesse : semi, marathon, tempos rapides. Un débutant n'en tirera pas la quintessence et gagnera à s'orienter vers un modèle plus polyvalent.

    L'Adios Pro 5 est-elle homologuée pour la compétition officielle ?

    Oui. Elle a été validée par World Athletics pour la compétition sur route, ce qui la rend éligible à toutes les courses officielles, y compris les majors comme Berlin.

    Combien de kilomètres peut-on faire avec l'Adios Pro 5 ?

    Comme la plupart des supershoes à mousse supercritique, il faut compter entre 200 et 300 km de compétition ou allure rapide avant de sentir une baisse de rendement notable. Réserve-la à tes séances qualitatives pour maximiser sa durée de vie.

    Faut-il prendre sa taille habituelle sur l'Adios Pro 5 ?

    Le chaussant Adidas Adizero reste globalement fidèle, avec une toe box relativement étroite typique des chaussures de compétition. Nous recommandons de prendre sa taille habituelle, voire un demi-point au-dessus pour ceux qui ont le pied large.